Coupe de France féminine :
Ris contre Anglet, Reims
contre Grenoble
C’était
le tirage au sort très attendu par les joueuses des quatre formations encore en
lice. Avec le public des finales de la Coupe des Ligues, à Collégien en Île de
France, pour témoin, les rencontres des quatre équipes ont été tirées au sort.
Le
14 avril à la Halle
Carpentier, Ris-Orangis rencontrera Anglet et Reims jouera
contre Grenoble. Les deux vainqueurs disputeront ensuite la finale le
lendemain. Trois
équipes de Nationale 1 (Ris, Anglet et Grenoble) et une équipe de Nationale
2 : la compétition devrait prendre une saveur particulière cette année,
puisque la première demi-finale entre Ris-Orangis et Anglet opposera les deux
finalistes de l’édition 2011, qui avait vu la victoire des Franciliennes en
prolongations. Pour l’autre demi-finale, Reims fera figure d’outsider contre
des Grenobloises championnes de N1 en titre, avec pour objectif de créer la
surprise sans aucun complexe.
Elles
en parlent….
Nadia
Oubakrim, joueuse à Anglet
« Mon
meilleur souvenir de la Coupe, c’est bien sûr la finale contre Ris, à Amiens.
Pour cette année, on verra à la finale 2012 ? Cette saison, je pense que
c’est la revanche : on a envie de prouver qu’on peut faire partie du trio
de tête.
J’aime
bien l’idée de regrouper en un même week-end les finales Coupe des filles et
des gars, ça permet de voir tous les matchs et justement, je ne pense pas que
les filles passent inaperçues !
La preuve, la saison derniere
aux finales à Amiens, tout le monde est resté pour nous soutenir. Et c'est à ce
moment là que les gars (même si ce ne sont que des catégories mineures, en même
temps c'est par là que commence les apriori) ils se sont dit que tout compte
fait, ça joue!
Et pour nous les Angloyes, ça nous permettra d'y aller ensemble, si tout ce
passe bien pour eux... Bien sûr, ils n'ont pas le droit de perdre !
Sur
place, ça nous permettra de voir tous les matchs et de nous mettre dans
l’ambiance, comme un carré final de Championnat de France. »
Marina
Fagoaga, joueuse à Anglet
L’internationale
évoluait la saison dernière à Grenoble
« Malheureusement,
que des mauvais souvenirs en Coupe de France : grosse défaite en finale
contre Ris il y a deux ans et une autre contre Ris l’année dernière en demi
finale malgré un gros match… Mais cette année, ce sera différent !
Cette
année avec Anglet, c’est clair on vise la finale, et pas pour faire la
déco !
Regrouper
les deux finales ? Je pense que c’est une bonne chose, plus de monde dans
les tribunes, un gros week-end où on peut réunir les meilleures équipes de
France. Assister à l’autre demi finale ? Cela permet de se mettre à fond
dedans et de retrouver les amis ! »
Marie
Ravix, joueuse à Anglet et internationale
« Le
meilleur souvenir du parcours en Coupe de France, difficile à dire puisqu’il
n’y a pas vraiment de parcours. En règle générale, seuls les derniers matchs
présentent un réel enjeu. Mais pour ce qui est du meilleur souvenir avec
Anglet, je dirais l’an dernier. On atteint la finale sans trop de difficultés,
et on perd au terme d’un des meilleurs matchs qu’on ait jamais joué. Le niveau
de jeu, l’ambiance, le suspens… C’était dingue !
Grouper
les Coupes de France, tout comme grouper la Coupe de France féminine et des
finales jeunesse l’an passé était une bonne chose : plus de monde dans les
gradins, découverte du roller hockey féminin pour certains, l’occasion pour
nous de voir l’autre demi-finale et tous les autres matchs… »
Camille
Pineau, gardienne à Anglet
« Mon
meilleur souvenir de la saison dernière, c’est tout d’abord de voir Marie Ravix
piocher pour les demis, et où on tombe sur une équipe contre qui nous avions
l’avantage – mais en Coupe de France, tout peut se passer. Mon deuxième
meilleur souvenir c’est la finale face à Ris-Orangis. Un match qui démarre très
mal, on prend quatre but dans les cinq premières minutes ! On n’étaient
pas encore descendues du minibus. Puis on revient au score et malheureusement
on perd en mort subite. Mais cette remontée nous a montré qu’un match n’est
jamais fini. Et l’autre souvenir, c’est de voir notre coach Olivier Dimet qui
croyait en nous, même quand on était largement menées au score ! Il était
ému, on était émues, bref nous étions émus. Ensuite, il y avait bien sûr les
enfants que j’entraîne toute l’année, les parents, et les autres équipes qui
criaient mon nom ! Ils m’ont donné des aies et j’espère que je le leur ai
rendu ce qu’ils m’ont donné.
Cette
saison, en demi c’était très agréable de jouer contre Rennes, contre qui on a
essayé de faire fonctionner les nouvelles compositions de lignes. Pour d’autres
souvenirs cette année, j’attendrais d’abord que notre équipe en écrive
l’histoire.
Cette
saison, notre parcours je ne le vois pas, je le rêve pour le moment ! Le
groupe est bien, malgré quelques arrêts temporaires. Mais Anglet est là !
Grouper
les deux Coupes, c’est une bonne idée car les matchs seront retransmis, il y
aura du monde, des photographes, du public… Il aurait même fallu le faire pour
la finale du Championnat de France ! »
Maud
Cochard, joueuse à Grenoble
« A
Grenoble, nous ne faisons pas une priorité de la Coupe de France. Mais c’est
très bien qu’elle soit organisée, pour que les plus petites équipes montrent de
quoi elles sont capables, comme Reims qui crée la surprise d’arriver jusqu’en
demi finales. Malheureusement pour nous, je ne peux pas dire que nous ayons de
très bons souvenirs de la Coupe : éliminées l’année dernière en quarts par
Ris-Orangis (5-3), et perdu en finale il y a deux ans au Coliseum à Amiens,
toujours contre Ris (5-3, toujours l’humiliation..).
Mais le fait de regrouper les hommes et les
femmes le même week-end n’est pas, selon moi, une excellente idée. A Amiens il
y a deux ans c’est ce qui avait été organisé et nous n’avions que très peu de
supporters, ils étaient tous arrivés pour la finale hommes ! Par
contre, je trouve que c’est une excellente chose de pouvoir assister à l’autre
demi-finale, pour pouvoir observer notre potentiel adversaire. Ce qui n’est pas
négligeable pour pouvoir préparer au mieux la finale, si finale il y
a ! »
Marion
Cochard,
joueuse à Grenoble
« J’ai
vécu les finales il y a deux ans à Amiens, en ouverture de la finale masculine.
Malheureusement, le fait d’être avec les garçons n’a pas amené plus de monde
pour les filles. J’espère que cette année, le fait qu’il y ait plusieurs matchs
dans le week-end forcera les gens à regarder les féminines…
Je
ne suis pas sûre que regrouper les filles et les garçons amène beaucoup plus de
monde : il y a eu beaucoup plus d’ambiance sur un week-end 100% féminin
comme les finales à Toulouse (finales N1 et N2 en mai, NDLR) !
Pour
nous, la priorité est donnée au championnat et la Coupe est un plus. Dans
l’ensemble, nous ne faisons pas de grands matchs en Coupe. Je serais bien sûre
très heureuse de la gagner cette année et je serais à fond sur la demi finale
contre Reims parce que ce sera mon premier match après 14 mois sans
compétition, et j’ai une totale confiance en mon équipe pour l’accession à la
finale ! C’est une compétition qui a l’avantage de nous faire jouer plus
de matchs et de nous permettre de rencontrer des équipes qui ne sont pas
engagées en championnat ».
Céline
Damelincourt, joueuse à Ris-Orangis
« Le
meilleur souvenir pour moi, c’est la finale contre Anglet l’année dernière. On
mène d’entrée de jeu et le score s’inverse petit à petit pour finalement gagner
en mort subite… et voir notre coach se décomposer jusqu’à en pleurer !
Pour
le moment, nous avons joué en Coupe contre l’équipe de La Rochelle. C’est une
jeune équipe qui souhaitait s’essayer à une compétition féminine. Pour moi, les
choses sérieuses commenceront dès les demi-finales. Et le fait de grouper les
deux Coupes permettra peut-être à plus de monde de voir des matchs féminins. Et
c’est bien de pouvoir assister à l’autre demi finale… pour observer
l’adversaire en cas de victoire ! »
Marion
Mousseaux,
gardienne à Ris-Orangis
« Personnellement
mon meilleur souvenir en Coupe de France est la victoire contre Grenoble en
finale il y a deux ans. C’était la première édition de la coupe de France
féminine et la remporter au Coliseum d’Amiens par une victoire sur Grenoble (championnes
de France cette année là) était tout simplement magique!
L’année dernière la finale contre Anglet avait été spéciale. On menait 4-1 à la
mi-temps et les Angloyes reviennent à 5-4 une minute avant la fin du temps
réglementaire. On marque alors dans les 30 dernières secondes le but qui nous
emmène en prolongation et finalement à la victoire.
Cette saison nous avons battu La Rochelle, une jeune équipe
qui était inconnue dans le championnat et qui s’était inscrite en coupe de
France. Nous les avons battu 14-0 mais n’est pas très significatif. On sait que
le plus dur reste à venir avec les demis et les finales à Paris.
Les
deux objectifs de la saison sont clairs : garder la Coupe de France à la maison
et récupérer le titre de championne de France qui nous échappe depuis deux ans.
Et cette année je pense qu’on peut aller jusqu’au bout dans les deux
compétitions.
C’est vrai que les matchs féminins passent souvent inaperçus lorsqu’il y a des
matchs masculins à côté. Mais justement, comme les deux catégories sont réunies
pour se jouer sur les mêmes journées dans un même lieu je pense que se sera
bénéfique pour les filles. Il y a aura plus de monde pour regarder et suivre
nos matchs qui seront autant médiatisés que ceux des garçons. Ce n’est pas
souvent que les mecs et les filles sont réunis et je suis sûr que ça va être un
grand évènement à Paris cette année.
Se
retrouver à quatre équipes féminines dans un même lieu nous emmène déjà vers
une ambiance de finale de Championnat de France et nous prépare pour la fin de
championnat tendue. Pouvoir regarder l’autre demi finale est, je pense, une
bonne chose. Cela nous permet de voir le niveau de l’équipe que l’on va
affronter et de nous préparer à la finale (en cas de victoire bien sur sinon ça
fait toujours plaisir de voir des matchs féminins car ce n’est pas souvent que
l’on peut y assister). »
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